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IsaB
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Date de publication 12.10.2016 /

 

En 2007, quand on m’a annoncé que j’avais un cancer du sein, je n’avais qu’une obsession : partir en vacances ! Mon couple allait mal, je m’exténuais au travail et je savais que j’avais besoin de repos pour être capable d’affronter les traitements.

 

Contre l’avis de mon médecin, je suis donc partie à l’Île Maurice. À la rentrée on m’a opérée en me disant qu’il était probable, vu mon âge et mon profil, que je suive une chimiothérapie. Dans ma famille de résistants, on affronte les aléas de la vie, alors je me suis préparée à celui-là. J’ai fait des recherches sur la maladie, sur les moyens de me procurer une perruque… Après l’opération, on m’a annoncé une bonne nouvelle : je n’aurai pas besoin de chimiothérapie ! Mais il y a eu aussi une mauvaise nouvelle : je n’avais pas qu’une, mais huit tumeurs, et la seule solution pour que je m’en sorte consistait à m’enlever un sein.

Sans hésiter, j’ai accepté cette issue et, là encore, je m’y suis préparée mentalement. C’est après l’ablation que les coups durs se sont enchaînés : ma peau était collée et ne permettait pas une reconstruction rapide, j’ai dû faire des séances de kiné pour l’assouplir, on m’a opéré l’autre sein pour rétablir l’équilibre… Au final, au lieu des trois mois annoncés pour retrouver mon sein, une année s’est écoulée avant que je puisse récupérer une poitrine relativement normale. Un vrai parcours du combattant, mais, après chaque étape, je suis arrivée à me « re-positiver », à accepter les nouvelles.

 

Peu de temps après, mon conjoint me quitte. Encore une nouvelle épreuve, mais je savais au fond de moi que c’était la bonne décision, notamment parce que notre fils supportait mal le climat délétère qui s’était installé entre nous. J’avais alors 42 ans et l’impression d’être coincée dans mon corps.

 

Un matin, en arrivant au travail, je n’ai plus senti mon bras. Complètement affolée, je me suis rendue chez mon kiné. Verdict : je faisais une conversion hystérique. Mon cerveau poussait mon corps à la paralysie. Je n’étais pas en paix avec moi-même et, en septembre 2010, je subis une récidive de mon cancer sur le sein reconstruit, ce qui est extrêmement rare.

 

Pour moi, c’était réglé, j’allais mourir. Mon oncologue a nuancé : « Vous n’allez pas mourir, mais ce que vous allez vivre va être dur à supporter ». Cette simple parole et ses conseils – comme le fait de porter un casque pour ne pas perdre mes cheveux – ont suffit à changer mon point de vue : j’allais vivre, j’en étais certaine. Mon souhait s’est réalisé au delà de mes espérances car, au bout de quatre mois contre les six prévus initialement, les médecins ont décidé d’arrêter les séances de chimiothérapie. Ma tumeur avait incroyablement diminué. J’étais sauvée, et là, je me suis mise à rayonner, à être plus battante que jamais.

 

J’ai continué de réfléchir au pouvoir de la pensée qui, j’en étais sûre, a été en partie responsable de ma guérison. Je me suis intéressée aux neurosciences, à la pensée positive et, au gré de mes lectures, j’y ai vu de plus en plus clair.

On ne peut pas soigner son corps sans avoir soigné son âme au préalable. J’ai compris ce qui me tourmentait et j’ai alors décidé de me lancer dans l’écriture d’un livre pour raconter mon expérience et donner les clés qui m’ont aidées et qui peuvent accompagner tout le monde dans n’importe quel combat.

 

C’est le déclic : je quitte mon travail nocif, je me lance dans cette aventure.

Fin 2015, mon livre sort et je vis cet épisode comme un accouchement. C’est pour moi le début d’une nouvelle phase de ma vie et je souhaite aller plus loin.

Les retours positifs de mon entourage, mais aussi des inconnus que je rencontre lors de séances de dédicaces, m’encouragent. Je sens que mon discours trouve un écho positif chez de nombreuses personnes à qui je dis simplement qu’il ne faut pas subir la vie.

J’accompagne mon père dans les formations à la sécurité qu’il réalise dans des entreprises. Moi, je rebondis sur l’importance de la vie. Petit à petit, mon discours et mon livre essaiment et j’interviens dans des maisons de retraite. C’est ainsi que j’atteins mon objectif de transmettre mes découvertes sur le pouvoir de la pensée. Et je ne compte pas m’arrêter là. J’ai monté mon entreprise pour vivre de cette passion et j’ai encore des projets pleins la tête.

 

Aujourd’hui, je le sais, mon cancer m’a rendu ma liberté

 

Un coeur bandé – Comment mon cancer a réveillé ma libido et ouvert la route de l’éveil, éditions 7écrits, 2015.


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