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Il est entré dans ma vie
Cissou
Loiret (45)
Projet en cours de réalisation

Il est entré dans ma vie

Date de publication 04.09.2014 / Thématiques associées: Arts et culture

Mon projet est de faire un recueil de mes textes, pensées, poèmes, contes écrits durant ma maladie , ils sont souvent différents , certes triste pour quelques uns mais dans chacun d’eux, c’est une histoire tiré de mon imagination mais dans toutes il y a une partie de mi que seule je me reconnaît, certains sont tristes, mais à la fin toujours une note d’espoir. Pourquoi cette envie , toute simple, le cancer est d nouveau revenu , cela fait la troisième fois , c’est fois çi avec un peu plus de mal à trouver le traitement, alors j’ai envie de laisser une trace de mon passage , si quelquefois la vie en décidé ainsi, mais aussi parce que je suis une battante et que je ne baisse pas souvent les bras .
Mes écrits de toutes sortes sont pour moi une thérapie, une extériorisation de mes peurs, mes angoisses mais aussi de faire passer un message d’espoir.
Voici un des textes écrit en 2013 a la fin de mon traitement de mon 2eme cancer:
« Il faut toujours croire, ne jamais perdre espoir, tout autour de nous il y a cette petite lumière, cette petite étoile qu’est la vie.
Confronté à une maladie, un accident de la vie, il y a des moments où les douleurs, la souffrance, nous entraîne dans une spirale sans fond où tout devient sombre et noir.
Nous refermons une à une toutes les portes que nous ouvre la vie, nous fermons notre cœur. Nous traçons un trait sur le bonheur et l’espoir.
L’espoir, la vie quel mot ridicule quand on souffre, quand on est malade. Personne ne peut comprendre les douleurs incessantes et constantes qui sont le quotidien. Ce sentiment de non-compréhension des autres.
Toujours les mêmes mots « ca va aller, t’inquiètes pas », alors que Non rien ne va, personne ne comprend.
Alors on se laisse aller dans ce brouillard qui doucement nous envahit, nous pénétrant dans chacune de nos veines. L’isolement, le négatif prend alors la place, portant en lui toutes ces choses que l’on vit, seul lui peut comprendre. Il nous enferme dans cette prison nous ôtant toutes lumières, toutes lueurs. On repousse tout ce qui nous entoure, nous complaisant dans la douleur.
Semblable à une lame de fond, il nous emmène petit à petit vers cet abîme sans fond où plus rien ne vit. Supprimant toutes les couleurs, où le noir domine. De toute façon, pourquoi vivre quand on souffre ?
Pourtant, il faut peu de chose afin de retrouver à nouveau l’espoir, de trouver cette petite lueur qui nous éclaire. Simplement penser à demain, à l’instant présent, trouver en chacun de nous la façon de reprendre confiance en nous, à la vie, de nouveau sentir battre dans chacune de nos veines la chaleur de notre cœur. Alors il faut chercher, chercher au fond de cet abîme une petite lueur tel un phare qui aide les pêcheurs à trouver le chemin.
Il faut rouvrir son cœur, accepter cette main tendue, accepter chaque mot d’amour, chaque geste. Regardez le soleil se lever, regarder le jour pointait et se dire cela va être une bonne journée, la vie s’éveille chaque matin.
Prendre chaque seconde de vie, chaque souffle de bonheur.
Les douleurs, la maladie ne vont pas disparaître comme par magie, non, cela serait mentir de dire ou écrire cela. Elles seront là encore présentes mais les accepter, aide à mieux combattre.
Se dire que l’on n’est pas seul, que tout autour de nous, il y a l’amour et l’espoir. Se battre pour voir nos lendemains, tout simplement se battre pour vivre.
Alors ne refusez pas cette main tendue, ces mots que l’on vous dit, chaque battement de son cœur est la vie. Sourire à la vie et la remercier.
Cela est certes difficile, il faut l’admettre, l’accepter. Accepter la maladie, l’accident, les douleurs sont des épreuves dont il faut s’enrichir pour mieux vivre.
Donc regardons aujourd’hui, demain avec cette étoile qui étincelle en nous et qui s’appelle l’espoir.
Ceux qui me liront diront, c’est facile d’écrire ces mots, que connaît-elle dans ce qu’elle écrit. C’est vrai excusez-moi, je ne me suis pas présentée. Je m’appelle Cécile, j’ai 46 ans et je viens de me battre contre mon deuxième cancer »

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